Adaptation à la langue française en contexte migratoire

Réflexions dans le cadre du DAPA

La question de l’apprentissage du français est au cœur des réflexions et des débats qui ont lieu actuellement autour de la mise en œuvre du DAPA. L’Inter-centres FLE souhaite contribuer, dans ce cadre, à clarifier les enjeux pédagogiques et méthodologiques qui caractérisent l’adaptation à la langue française en contexte migratoire. Il s’agit en effet de répondre concrètement aux besoins de professionnalisation du secteur mis en évidence par l’Europe et par la Wallonie, et pour ce faire, de valoriser les approches existantes, d’en optimiser la pertinence, d’en assurer la complémentarité.


De nombreux paramètres sont à prendre en compte, tant dans la caractérisation des différents profils d’apprenants que dans l’explicitation des intentions des formateurs : l’analyse de cette complexité donne sens à la diversité des pratiques et des appellations utilisées dans le secteur de l’apprentissage du français comme langue étrangère. Le débat qu’elles suscitent nous semble légitime et fécond, raison pour laquelle nous tentons de le mettre en perspective.Les concepts mobilisés par les professionnels sont porteurs d’une histoire : nous proposons ici quelques pistes et balises pour les clarifier, les mettre en contexte, en vue d’une meilleure lisibilité et d’une meilleure articulation des offres de formation.


Télécharger l'intégralité du document 

Memorandum

Memorandum : pour une commune interculturelle  — Proposition du DISCRI en vue des élections communales d'octobre 2012


Alors que la Belgique décide en 1974 de mettre officiellement un terme à l’immigration, nous constatons que les Communes ont enregistré, en 2008 et 2009, un peu plus de 126 000 nouveaux migrants, ce qui est un chiffre beaucoup plus élevé que celui des années 50-60. Ce paradoxe s’explique par l’élargissement de la CEE et donc de la libre circulation des travailleurs en son sein, le statut de capitale de l’Union Européenne de Bruxelles, le maintien pour les migrants de certaines possibilités au niveau des études, du regroupement familial ou du mariage, l’octroi du statut de réfugié et la régularisation des personnes étrangères.

Les Communes sont donc confrontées à l’arrivée parfaitement légale de très nombreux primo-arrivants. Si d’aucuns en font un problème au point de chercher à attiser des réactions de rejet et de xénophobie, nous estimons, au contraire, que l’immigration a toujours été pour notre région, une inestimable source de développement économique, social et culturel.Cette position ne nous conduit pas, pour autant, à prôner l’immobilisme. La transformation de nombreuses Communes urbaines ou semi-urbaines en mosaïques communautaires, le contexte socio-économique actuel marqué par une raréfaction de l’emploi et l’arrivée d’un nombre grandissant de personnes primo-arrivantes imposent la mise en oeuvre de politiques pertinentes d’accueil, d’insertion socioprofessionnelle d’intégration et de lutte contre les discriminations.

Si nous voulons que ces politiques permettent aux habitants de concrétiser leurs aspirationsà un mieux vivre et soient à même de conjuguer le respect des singularités avec une adhésion collective à des modes de vie communs, il est nécessaire qu’elles soient habitées par un projet à la fois ambitieux et concret.

Ce projet, nous l'appelons « pour une commune interculturelle »

Une Commune interculturelle veut aller au-delà d’une simple coexistence pacifique de communautés et de personnes dont les expressions culturelles distinctes seraient cantonnéesà la sphère artistique, culinaire, familiale ou domestique. Elle considère que la diversité est une richesse. Sans compromettre les principes de la démocratie et des droits fondamentaux tels qu’ils figurent, par exemple, dans la Constitution ou la Déclaration universelledes Droits de l’Homme, elle promeut l'idée que les interactions entre les habitants de cultures diverses façonnent de nouvelles façons d'agir, de penser et de percevoir qui améliorent leur bien-être, renforcent la cohésion sociale et enrichissent la cité.

C’est pourquoi, une telle Commune met en place une gouvernance participative qui mobiliseles institutions, les organisations, les associations, les entreprises et tous les habitants, migrants ou non, pour accueillir les nouveaux venus, lutter contre les discriminations et préjugés, multiplier les échanges entre les communautés et réaliser un vivre ensemble harmonieux.Une telle mobilisation déploie de nouvelles initiatives entrepreneuriales pour faire reculer la pauvreté et la précarité, assurer un logement décent, fournir un enseignement qui élargisse le champ des possibles, améliorer les dispositifs de santé, rendre la ville plus attractive, nouer des relations avec des peuples lointains, etc. Fondée sur la solidarité, le dialogue entre les cultures, la volonté d’établir une égalité dans l’exercice des droits et un développement qualitatif et durable, la Commune interculturelle s’inscrit dans une démarche profondément citoyenne puisqu’elle crée les conditions d’une participation active, créative et critique de ses résidents de toutes nationalités ou origines à la vie politique, sociale, culturelle et économique.

Renforcer le partenariat entre les Centres Régionaux d'Intégration et les Communes

Françoise RONDEAU
Présidente du DISCRI (2012)

[Extrait de l'édito du Mémorandum]

Articles thématiques (Dominique Watrin)

Formations proposées par le DISCRI

Les formations proposées/organisées par le DISCRI pour l'ensemble de la Wallonie.

[bientôt en ligne]